libéralisme ou démocratie : accueil

[Plan du site maniprop.com]
Accueil du site > Actualités, analyses, réflexions, commentaires > Barack H Obama : un certain nationalisme…

Barack H Obama : un certain nationalisme…

vendredi 7 novembre 2008

L’émulsion politico-idéologico-médiatique qu’a provoqué la victoire de Barack H. Obama commençant à se stabiliser, on peut réfléchir et soulever quelques problèmes qui ne relèvent pas forcément d’un anti-américanisme primaire (même si, après tout, l’anti-américanisme peut être aussi fondé que n’importe quel anti-XXXisme). L’article de Claude Rainaudi Barack Hussein Obama : quand la bulle médiatique se dégonflera manifeste une humeur parfaitement fondée dans les faits. Je ne signalerai dans cette brève qu’une chose qui m’a terriblement troublé, puis choqué dans la campagne de Barack H. Obama, c’est le nationalisme qu’il a en permanence su mobiliser, certainement pour pouvoir se situer dans un consensus commode lui évitant de cliver la population. Je veux bien, après tout, qu’on avance des slogans dont la valeur au niveau des faits est tout à fait secondaire puisqu’il s’agit, précisément, de slogans. De ce point de vue le « Yes, we can » ressemble terriblement au « ensemble tout devient possible » de notre récente campagne présidentielle. Ça ne veut pas dire grand chose, ça ne veut peut-être même rien dire, mais ça peut soulever quelques tripes que n’atteignent pas les analyses. Mais lorsque la valeur imaginaire de tels slogans est attribuée à une nationalité, cela devient terriblement glauque. Imaginer qu’un candidat X proclame : « ensemble tout devient possible, chez nous, parce que nous sommes français dans la France éternelle qui est la seule à défendre des valeurs universelles (contrairement aux autres ploucs pour qui rien n’est possible parce qu’ils ne sont pas, précisément, Français) » ; Ce candidat ferait certainement plaisir à quelques anciens combattants, mais il n’échapperait à personne qu’il campe sur un nationalisme douteux et X passerait rapidement pour un quasi-facho. La limite de ce nationalisme est claire : elle est franchie quand les vertus d’un slogan sont attribuées aux spécificités d’un peuple. Barrack H. Obama a surfé sur cette vague en titillant les américains en faisant mousser les vertus très américaines du peuple américain. On aurait pu attendre cela d’un républicain du Texas.

Ce surf serait-il en rapport avec le fait que Barack H. Obama n’ai jamais déclaré renoncer à la domination Étasunienne du monde et au « nouveau siècle américain » de Bush et de ses conseillers les plus ultras ? Il semble même que le futur président ait déclaré le contraire. J.-L. B.

Répondre à cette brève

1 Message









Suivre la vie du site RSS 2.0 | libéralisme-démocraties : Plan du site | Espace privé | SPIP