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Régimes spéciaux : le régime très spécial de nos députés

mercredi 3 octobre 2007

Comme le disait Emmanuel Todd, la France est une pays dans lequel la focalisation exacerbée des petites gens sur les petits privilèges (vous savez bien, ce voisin insolent qui joue aux boules sous les platanes tout en touchant « son chômage ») leur cache les gros privilèges qui coûtent évidemment bien plus cher à la société. J’en connais beaucoup, notamment parmi mes voisins, qui se réjouissent en pensant que ces facteurs insolents « qui aujourd’hui font tranquillement leur tournée en voiture » partiront enfin à la retraite au même âge que les autres gens. Et bien, qu’ils se réjouissent aussi de savoir que les députés de la précédente assemblée, tous partis confondus, ont voté à leur bénéfice comme un « régime spécial » qui coûtera cher aux français.

Plus précisément, lorsqu’ils ne seront plus réélus, ils toucheront pendant cinq ans 6952 euros buts par mois (5178 euros nets). Bien sûr, cette manière d’indemnité de chômage, ne s’accompagne pas de l’obligation de pointer à l’ANPE ou aux Assedics comme doivent le faire les petites gens. Il y a plus : quel que soit leur âge (même donc s’ils n’ont pas 60 ans), s’ils décident de se mettre en retraite, ils percevront 1390 euros par mois jusqu’à leur mort. C’est évidemment plus que le minimum retraite.

Si c’est de la démagogie que de dire que ce régime spécial ne se justifie pas davantage que celui des électriciens de l’EFD, j’assume cette démagogie. Je la revendique même. Car contrairement à celle desdits électriciens, cette rente peut justifier les retournements de veste et les petits coups bas qui font le charme des politiques locales. Mais, me direz-vous, c’est peut-être là un « petit privilège » comparé à ce que touche et touchera un directeur du Fond Monétaire International. J.-L. B.

PS. Pan sur le bec ! Elle a bien raison, Besbee (voir réaction ci-après), de rappeler que, même lorsqu’on avance sur la toile, on doit vérifier la qualité de ses sources et, éventuellement, donner ces sources. J’aurais au moins dû vérifier puisqu’il m’apparaît aujourd’hui que j’étais tombé sur X variations d’une même « information » (y compris sur des sites de journaux respectables) et que cette information était, au moins, tronquée. Après vérifications, je dois rectifier deux points, dont le premier n’est pas mineur. 1. L’indemnité de chômage prévue pour les députés sera dégressive : pleine durant un semestre, 70 % le deuxième semestre, 60% durant le troisième semestre, 50% durant le quatrième trimestre, et 5% de moins à chaque nouveau semestre durant les six derniers semestres. 2. Le texte n’a pas été voté par l’Assemblée Nationale. Il s’agit d’une décision du bureau portant sur le règlement interne de l’Assemblée Nationale qui, à ce titre, ne figure pas au Journal Officiel (ni même sur le site de l’Assemblée). Il ne semble pas qu’il y ait eu une opposition politique consistante à cette décision.

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