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Devoir de mémoire : l’inauguration d’un monument à la mémoire du régiment Normandie-Niemen par Jacques Chirac et Vladimir Poutine vous rappelle-t-elle quelque chose ?

dimanche 24 septembre 2006

Je ne suis pas un fanatique des « faits d’armes ». J’ai même tendance à zapper quand je vois des uniformes et des canons dans les étranges lucarnes. Non par pacifisme tripal, mais par pure disposition caractérielle. Pourtant, quand j’ai constaté sur Google actualités que l’inauguration au Bourget par Jacques Chirac et Vladimir Poutine d’un monument [1] érigé à la mémoire du Groupe de chasse Normandie-Niémen trouvait plus d’écho en Russie et en Chine que dans notre hexagone, j’ai ressenti comme un doute quand au « travail de mémoire » auquel nous incite notre presse [2] Après tout, l’odyssée du Normandie-Niemen n’est-elle pas l’un des plus glorieux faits d’armes de notre histoire moderne (voir son histoire), ponctué par quelques événements significatifs et même émouvants, événements dont le moins spectaculaire n’est certainement pas le don de son avion à chaque pilote français de ce groupe de chasse, don reçu à titre personnel de Staline lui-même [3].

On hésitera sans doute, durant la guerre froide, à mettre en valeur médiatique cette odyssée au service de ce qui sera alors l’exécrable Armée Rouge de Staline. Est-ce une raison, en 2006, pour laisser le souvenir de ces pilotes et mécaniciens confiné dans les cinémathèques (un ou deux films dont, en 1960, celui de Jean Dréville et Damir Vyatich-Berezhnykh), un ou deux sites très respectueux site Normandie-Niemen et un musée mémorial aux Andelys ?

Notes

[1] Ce monument, dû à un sculpteur russe, ne révolutionnera pas l’art sculptural. Il représente un pilote et son mécanicien regardant le ciel.

[2] L’unité aérienne Normandie est une unité composée de pilotes et mécaniciens Français que De Gaulle, dans son souci permanent de voir la France participer aux discussions de l’après-guerre, avait mise au service de l’Armée soviétique pour la défense du front de l’Est. Elle accumulera les hauts faits (5000 heures de vol, 900 combats, 273 victoires reconnues et de nombreuses victoires probables) jusqu’à ce que les survivants se posent en Allemagne. Pour rendre hommage à son rôle lors du franchissement par l’armée russe du Niemen, Staline associera à son premier nom celui de ce fleuve.

[3] Il s’agissait de Yaks 3. La supériorité de cet avion soviétique, doté de moteur réalisé sous licence française Hispano-Suisa, s’était avérée décisive à partir de l’automne 1944

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