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Propagande médiatique : France Inter, les raisonnements fallacieux de son directeur

mardi 24 mai 2005

L’engagement de Radio France pour le OUI n’a échappé à personne. Pourtant, la critique de la partialité des journalistes et commentateurs serait le fait, à en croire le directeur de France Inter, Gilles Schneider, de ceux qui « perdent les pédales » . Il conteste qu’on puisse reprocher à ses journalistes et chroniqueurs d’avoir un parti pris immensément majoritaire en faveur du OUI au référendum du 29 mai. Ils ne font que leur métier, prétend-il, et ce métier repose sur la liberté éditoriale. D’ailleurs, ajoute-t-il, croyant disposer là d’un argument massue, personne ne semble s’être offusqué de les entendre parler et commenter lorsqu’ils étaient presque unanimement contre une intervention en Irak. Quel drôle d’argument ! Monsieur Schneider n’oublie qu’une chose : c’est que la presque unanimité des Français était aussi, à l’époque, contre une intervention en Irak. Le service public était alors en harmonie avec l’opinion publique, comme on peut penser que c’est son devoir dans une démocratie. Les choses sont différentes aujourd’hui, le service public travaillant manifestement (au nom de la « pédagogie », mais cela ne trompe personne) pour un camp qui n’est même pas majoritaire et participant à la stigmatisation sans nuances de l’autre camp, probablement majoritaire, décrit comme fait de gens grognons assez imbéciles pour confondre tout et en particulier les scrutins (leit motiv de Pierre Le Marc dans ses « analyses » et présupposé récurrent des questions posés aux invités par les journalistes).

On peut craindre, hélas, que les journalistes et commentateurs de France Inter finissent par justifier les diatribes de Monsieur Le Pen contre les campagnes « staliniennes ». Les radios totalitaires sont aussi faites de journalistes (évidemment recrutés attentivement par qui de droit) pour faire leur métier sans se soucier le moins du monde de l’état de l’opinion. Elles n’acceptent évidemment pas de recruter des journalistes occasionnels qui leur permettraient de mieux être en harmonie avec l’opinion publique. Ce serait « perdre les pédales » totalitaires. Elles ont une idéologie (ou si l’on préfère une pensée unique, un politiquement correct) à promouvoir et à imposer à cette opinion qui d’ailleurs n’existe plus. On s’étonne qu’elle existe encore en France. On s’en « réjouit », mais en riant jaune et en continuant à faire comme si elle n’existait pas.

Aider à approfondir une opinion (approfondir les raisons de dire OUI et les raisons de dire NON), voilà qui relèverait, peut-être, éventuellement, de la « pédagogie ». Mais est-ce ce qu’on attend des journalistes ? Sont-ils dépositaires de vérités à transmettre, autres que les faits ? Mais promouvoir des opinions (actuellement des opinions en faveur du OUI) en prétendant ne pas le faire et même en prétendant faire tout autre chose, cela ne s’appelle plus de la pédagogie, et encore moins du débat public, mais de la propagande. Est-ce pour cela qu’on a recruté « il y a des années », dans le service public, de prétendus experts ? Les experts qui voteront non ne sont-ils que des ploucs ? De « faux » experts ? Est-ce la raison pour laquelle on ne les a pas recrutés « il y a des années », Monsieur Schneider ?

ND

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