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Violences urbaines : pourquoi refuser de s’en prendre aux modèles télévisuels ?

samedi 12 novembre 2005

Violences urbaines : pourquoi refuser de s’en prendre aux modèles télévisuels ?

Les violences récentes ont donné à chacun l’occasion d’avancer un point de vue sur les « causes » de la violence urbaine. On a évoqué à juste titre les conditions objectives dans lesquelles se trouvent ces jeunes, soumis au chômage, aux discriminations racistes, vivant dans la promiscuité de logements malsains, dans un univers urbain déprimant. On a pensé à l’abandon des quartiers par les services publics. On en a appelé au rôle des caïds et trafiquants. On a accusé les provocations verbales du Ministre de l’intérieur. On a stigmatisé le renoncement parental.

On a même pensé à la télévision, qui peut inciter à la surenchère. Les jeunes, excités par le spectacle des voitures incendiées et des écoles ou autres établissements détruits, pouvent vouloir se montrer encore plus violents que ceux des cités voisines.

Une phénomène social total. Tout cela est probablement vrai et, surtout, appelle des solutions que les politiques ont l’habitude d’avancer, qu’ils y croient ou non.

Mais on n’a peu (pas ?) parlé des modèles de violences que diffusent, en temps normal, les films et séries que voient les jeunes au cinéma et à la télévision : bâtiments en flammes d’où émergent, radieux et conquérants, héros et héroïnes ; longues scènes de castagnes laissant sur place quelques amochés et quelques morts, culte du plus fort, du plus frappeur, du plus insensible. Inutile de parler de cela. Vous ne voulez quand même pas qu’on s’en prenne à la création ! Cette cécité à l’endroit du rôle déterminant des modèles télévisuels montre au moins que nos politiques et commentateurs acceptent et ont parfaitement intégré la loi de l’audimat. La violence fait toujours recette.

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