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France Inter : une autocritique dévastatrice

mardi 6 septembre 2005
En l’an 2005, la Dolmatie dut choisir entre son splendide isolement et l’adhésion à l’Entente des Pays Froids qui, après d’autres, s’engageait vigoureusement dans la voie du progrès libéral et de la concurrence libre e non faussée. Le référendum organisé pour valider le choix de ses gouvernants montra clairement que la Dolmatie couvait depuis deux ou trois décennies une coupure sociologique franche entre une Dolmatie assez riche, voire riche, qui se jugeait dynamique et tournée vers le progrès libéral (donc vers le oui) et une Dolmatie plus pauvre prônant le non, refusant l’évolution dite par les élites irrémédiable vers l’accroissement de la pauvreté, le renoncement aux droits sociaux, le creusement des inégalités. Le référendum montra que la première était électoralement minoritaire même si elle tenait les ficelles gouvernementales depuis, précisément, l’apparition de cette coupure en deux de la Dolmatie, début des années 80. À la surprise générale, en effet, le non l’emporta de belle manière. Choc dans la Dolmatie d’en haut. À l’occasion de ce référendum, Radio-Dolmos, la grande radio généraliste de la Dolmatie, avait pris franchement position pour le oui, ses journalistes et chroniqueurs (à l’exception d’un ou deux gauchisants servant de longue date d’alibi déontologique) déployant de fait une propagande parfaitement perçue comme telle par la plupart des analystes et dénoncée par les tenants du non. Le résultat du référendum bouscula un temps la conscience de ses journalistes et chroniqueurs qui se prenaient pour des démocrates sincères. C’est qu’il apparaissait clairement que cette radio du service public dolmate roulait depuis des années pour une minorité de Dolmates, chics mais minoritaires. Réellement déboussolés, ils promirent un intense travail de réflexion sur leur positionnement. Les Dolmates s’attendaient donc à ce qu’à l’occasion de la mise en place des nouveaux programmes, Radio-Dolmos se montre plus ouverte et, sans évidemment virer les propagandistes vaincus et amers, ce qui ne se fait pas, fasse intervenir de nouvelles voix, de nouveaux analystes, de façon à être plus en phase avec l’opinion réelle (et non fantasmée) des Dolmates qui, par l’impôt, financent le service public et donc Radio-Dolmos.. Il n’en fut rien. Quelques mois avaient suffi pour calmer les effervescences morales et déontologiques. On ne retrouva que les mêmes, aux mêmes heures, déployant les mêmes analyses et incompréhensions, appuyées sur les mêmes certitudes et un même dogmatisme. Dans le front de classe qui s’était ouvert en Dolmatie, Radio-Dolmos avait bel et bien choisi son camp. Le directeur des programmes déclara sans ambages : « Le non était une lamentable erreur. On fera revoter bientôt les Dolmates et il s’en trouvera nécessairement un nombre suffisant pour réaliser qu’ils s’étaient trompés. Alors, pourquoi voulez-vous qu’on change quoique ce soit puisque notre ligne est juste ? » On en vint à se demander quel type de démocratie la Dolmatie et Radio-Dolmos faisaient vivre. J.-L. B

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