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Privatisation des autoroutes : une logique de banqueroute

lundi 22 août 2005

Hop ! On a encore trouvé quelque chose à privatiser. Les autoroutes. Bien évidemment, on va les vendre à des idiots qui les achèteront pour plus d’argent qu’elles n’en valent.

Non ?

Alors, ce sont les gens qui vont les acheter qui seront gagnants ? C’est eux qui vont faire une bonne affaire ? Vous voulez dire que les acheteurs pourraient ne pas être assez bêtes pour acheter à perte ? Mais alors, mon bon m’sieur, c’est nous, les pov’ couillons d’ Français, qu’on fait une mauvaise affaire !

Ben... p’tet’ ben, ma brav’ dam’, p’tet’ ben...

On veut tirer quelques milliards (11 ou 12, aux dernières nouvelles, il paraît qu’ils ne savent pas trop) de la dilapidation d’un capital qui nous appartient à tous. Sans nous demander notre avis. Il paraît que c’est pour diminuer la dette publique — louable préoccupation ! Mais si les autoroutes rapportent actuellement, tous les ans, à l’Etat, plus que le montant des intérêts de 11 ou 12 milliards, on perd de l’argent. Public l’argent.

Par ailleurs, des capitaux, peut-être étrangers, pourront, comme cela s’est déjà passé à Lyon, décider d’arrêter d’exploiter tel tronçon parce que "pas assez rentable".

On verra alors l’Etat payer de sa poche (notre poche) des subventions aux capitaux privés qui en auront, en quelque sorte, acheté la garantie. Il est en effet peu probable que les autorités en charge acceptent la fermeture d’autoroutes.

L’Etat se comporte comme un héritier qui vend le capital au lieu de le mettre en valeur et, ensuite, s’endette pour survivre.

Jusqu’à la banqueroute.

CR

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