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Claude Rainaudi

Consultant international, conférencier, formateur

mercredi 4 mai 2005, par Maniprop.com

Claude Rainaudi, après une première carrière dans l’informatique, a été professeur associé à l’université de Nice (département de psychologie). Il exerce actuellement les fonctions de consultant international, en lien avec le cabinet IE-sécurité et intervient comme conférencier et formateur pour de nombreuses organisations publiques ou privées.

Voici une brève présentation de cet auteur, au format .pdf :

PDF - 84.3 ko
Claude Rainaudi
Fiche de présentation

Cette page sera bientôt complétée.

Publications

1- Contributions à des ouvrages collectifs (ouvrages contrôlés par un comité de lecture scientifique).

Claude Rainaudi (2002). "À la recherche de la suprématie cognitive, ou une doctrine de la domination douce", dans Christian Harbulot et Didier Lucas (Eds.). La guerre cognitive, l’arme de la connaissance. Paris : Lavauzelle, pp 55-83.

Introduction : les USA ne considèrent plus le monde comme composé d’alliés, de neutres, d’adversaires et d’ennemis, mais d’audiences étrangères plus ou moins différenciées qu’ils manipulent et influencent.

le concept d’opérations cognitives (OPCOG) est central dans cette approche, il relève de la recherche d’une synergie entre la maîtrise de l’espace psychologique et celle de l’espace électromagnétique.

les acteurs civils sont impliqués dans les OPCOG et PSYOP (psychological operations*), comme bénéficiaires et comme opérateurs.

les OPCOG et les PSYOP stratégiques sont d’abord des concepts de temps de " paix ". Leurs applications militaires relèvent du concept plus restrictif de Guerre de l’information (information warfare*) et de celui de PSYOP opératives et tactiques. Pour développer ces points, qui me paraissent essentiels à la compréhension de la doctrine de suprématie cognitive (information dominance*) des États-Unis d’Amérique, je présenterai le contexte qui, selon moi, a suscité son élaboration, puis j’exposerai les principaux concepts qui sous-tendent cette doctrine, exposition basée sur des documents officiels (Joint Publications, Field Manuals, etc.), dont certains ne sont pas accessibles au public, ainsi que sur des travaux de recherche liés aux armées étasuniennes. Ensuite je présenterai les réflexions que m’inspire l’étude de ces concepts. Pour finir, je suggérerai quelques orientations d’action visant à répondre à leur mise en œuvre.

Jean-Léon Beauvois et Claude Rainaudi (2001). "Théories normatives et formation professionnelle." dans Monteil, J.-M. et Beauvois, J.-L.. Des compétences pour l’application. Volume 5 de l’encyclopédie La Psychologie sociale, dirigée par Jean-Léon Beauvois. Presses Universitaires de Grenoble. pp. 145-154.

Contenu du chapitre :

L’approche normative des jugements évaluatifs
- prérequis minimaux sur le concept de norme
- les paradigmes de l’étude des normes
- quelques normes de la psychologie libérale (cf. Beauvois, J.-L. et Dubois, N., 2001)

Appliquer les théories normatives
- des formations antibiais ?
- des formations à l’autoprésentation normative ? (la clairvoyance normative ; perception par les évaluateurs des stratégies d’autoprésentation ; premières expériences)

Un bon exemple de psychologie sociale appliquée

Claude Rainaudi et Marie-José Braconnier (2001). "Acquérir des compétences relationnelles : Les Techniques Opérationnelles de Présentation." dans Monteil, J.-M. et Beauvois, J.-L.. Des compétences pour l’application. Volume 5 de l’encyclopédie La Psychologie sociale, dirigée par Jean-Léon Beauvois. Presses Universitaires de Grenoble. pp. 155-158.

Claude Rainaudi et Loup Francart (2001). "Psychologie sociale et publicité : promenade critique autour de deux affiches." dans Monteil, J.-M. et Beauvois, J.-L.. Des compétences pour l’application. Volume 5 de l’encyclopédie La Psychologie sociale, dirigée par Jean-Léon Beauvois. Presses Universitaires de Grenoble. pp 298-300.

Résumé : Nous nous proposons d’illustrer ici l’utilité que peut avoir la psychologie scientifique lors de la conception d’opérations publicitaires. Dans ce but, nous rappelerons le contenu de deux campagnes que chacun aura pu voir sur nos murs et le passerons au crible de quelques modèles et théories déjà exposés, pour la plupart, dans différents volumes de la collection. L’efficacité de la première campagne est très probable, celle de la seconde, assez douteuse.

Claude Rainaudi. "Les professionnels de l’Action psychologique." dans Monteil, J.-M. et Beauvois, J.-L. (2001). Des compétences pour l’application. Volume 5 de l’encyclopédie La Psychologie sociale, dirigée par Jean-Léon Beauvois. Presses Universitaires de Grenoble. pp. 317-330.

Introduction : Utilisée de tout temps, l’Action psychologique (AP) a surtout été formalisée par les hommes de guerre et de marquétique. Je me propose, après en avoir défini le champ, d’exposer les concepts qui me semblent le plus faciliter sa compréhension, puis d’illustrer d’exemples concrets les liens qu’elle entretient avec la psychologie sociale et, plus généralement, les sciences sociales.

De quoi s’agit-il ?

La pratique de l’Action psychologique remonte vraisemblablement aux origines de l’humanité : les tribus primitives, lorsqu’elles préparent la guerre observent des rituels qui mobilisent le courage des guerriers et, face à l’ennemi, essayent de le terroriser (cris menaçants, exposition des armes, usage d’instruments bruyants…) dans le but de vaincre sans combat ou de limiter l’importance de celui-ci. La conscience de cette pratique s’est manifestée très tôt : Sun Zu y faisait allusion (tr. fr. 1971, p. 155) ; Frontin en donne des exemples dans ses Stratagèmes (tr. fr. 1999, par exemple Livre 1, chap. 8 ou Livre II, chap. 7) ; plus récemment, Napoléon affirmait que " les forces morales sont aux forces physiques dans le rapport de trois à un ".

Cependant, le développement d’une véritable doctrine militaire de l’AP, la constitution de corps spécifiques destinés à sa mise en œuvre, la mise en place de formations à son emploi et d’organismes de recherche dédiés à son étude paraît remonter à la première Guerre mondiale. Il semble qu’il y ait eu, durant l’entre-deux-guerres, une certaine désaffection de l’outil.

Durant la seconde Guerre mondiale, Britanniques, Allemands et Étasuniens développèrent des systèmes d’action psychologique. L’un des principaux acteurs de cette période en a fait un récit très vivant (Delmer, 1965). En ce qui concerne les États-Unis d’Amérique, on sait que ce système sera puissamment renforcé après la guerre : dans les années 50, un milliard de dollars de crédits est annuellement affecté au développement de l’arme psychologique. La définition donnée de la Guerre psychologique (psychological warfare), dans les manuels étasuniens est alors :

" La Guerre psychologique utilise tous les moyens psychiques (moral) et physiques qui visent à :

détruire la volonté et la capacité de combat de l’ennemi ; le priver de l’appui de ses alliés et des neutres ; accroître, parmi nos troupes et chez nos alliés la volonté de vaincre. La Guerre psychologique utilise toutes les armes possibles pour influencer l’esprit des ennemis. Les armes ne sont psychologiques que par l’effet qu’elles produisent et non du fait de leur nature propre. Sous cet éclairage, les propagandes ouverte (blanche), couverte (noire) et grise ; la subversion ; le sabotage ; les opérations spéciales ; les actions de guérilla ; l’espionnage ; les pressions (pressure) politiques, culturelles, économiques et raciales sont des exemples d’armes efficaces (effective). Elles sont efficaces parce qu’elles produisent discorde, méfiance, frayeur et désespoir dans le cœur des ennemis... "

Ce texte de 1948, cité par Christopher Simpson (1994, p. 12) serait, d’après cet auteur, resté secret jusqu’au début des années 80. Un exemple de mise en œuvre de cette conception de l’AP comme moyen de guerre dans un conflit ouvert fut conçu par Edward G. Lansdale, alors cadre de la CIA : ayant appris que les Huks des Philippines croyaient à l’Asuang, équivalent local de nos vampires, il décida d’exploiter cette croyance. Ses équipes, lors d’embuscades de nuit, extrayaient furtivement le serre-file des patrouilles indépendantistes. La victime était garrottée, les hommes de l’escouade psychologique lui perçaient alors deux trous dans le cou, le maintenaient par les pieds, tête en bas, puis jetaient le corps sur la piste. Lorsque les guérilleros revenaient chercher leur compagnon, ils le trouvaient saigné à blanc, un masque de terreur sur le visage. Des unités entières furent dispersées, avec une rare économie de moyens, sinon une grande élégance. Depuis lors, cette doctrine s’est enrichie. Voici la définition des Opérations psychologiques donnée dans JP3-53, Doctrine for joint psychological operations (1996, p. V) :

" Les opérations psychologiques (PSYOP) sont des opérations prévues pour acheminer des informations choisies (selected) et des indicateurs vers les audiences étrangères afin d’influencer leurs émotions, leurs mobiles, leur raisonnement objectif et, finalement (ultimately), le comportement des gouvernements, organisations, groupes et individus étrangers. Les PSYOP sont une composante vitale de l’éventail (broad range) des activités politiques, militaires, économiques et informationnelles des États-Unis. Il existe quatre catégories de PSYOP militaires : les PSYOP stratégiques, opératives, tactiques et de consolidation, qui sont utilisées pour implanter et renforcer des perceptions du pouvoir militaire, politique et économique des États-Unis chez les étrangers... " Nous constatons qu’il n’y est plus question de guerre, d’ennemis, de neutres ni d’alliés, mais d’une action permanente visant les " audiences étrangères ". Cet élargissement de la Guerre psychologique à l’AP - élargissement, car la nouvelle définition inclut l’ancienne comme cas particulier - va de pair avec un accroissement de l’importance qui lui est donnée par l’armée des États-Unis d’Amérique : le général R. W. Potter déclarait à l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (Raevsky, 1996, p. 8) qu’en ce qui le concerne, " il n’envisagerait même pas l’idée d’une opération [militaire] sans une préparation psychologique de la zone d’intervention (mission area) ou sans un appui psychologique (PSYOP support) ". Si cet officier général considère que les PSYOP sont indispensables aux niveaux opératif et tactique, les politiciens, quant à eux, lui accordent tout autant d’importance au niveau stratégique, principalement en ce qui concerne la gestion des opinions publiques. La préparation et l’accompagnement des récentes opérations menées en Irak ou en Yougoslavie en attestent. Par ailleurs, les multinationales emploient l’AP dans leurs guerres économiques et l’on peut supposer que les maffias s’y mettront bientôt, si ce n’est fait.

Étudier ce champ me paraît donc du plus grand intérêt. Voici maintenant quelques concepts que je considère comme particulièrement utiles à son approche...

2- Communications orales (dans le cadre de manifestations supervisées par un comité scientifique)

Claude Rainaudi (1999). Pourquoi croire ce qu’ils disent quand on peut savoir ce qu’ils pensent ? Un nouvel outil d’audit du climat social : l’analyse stéréotypique des relations intergroupes. 17ème université d’été de l’audit social. Organisation : Institut international de l’Audit Social, IAE d’Aix-en-Provence, ESSEC.

Résumé : L’exploration de l’état des relations intergroupes constitue un des éléments essentiels d’une étude du climat social. Beaucoup des outils qui peuvent servir à cette exploration sont soit très lourds à mettre en œuvre, soit peu fiables, soit les deux. Après avoir présenté les plus connus d’entre eux, ainsi que leurs avantages et inconvénients, je montrerai que l’analyse stéréotypique permet d’obtenir des résultats fiables parce qu’elle n’attire pas l’attention des gens sur ce que l’on veut savoir d’eux. Sa simplicité de mise en œuvre apparaîtra d’elle-même.

Claude Rainaudi & Marie-José Braconnier (1999). Présentation de soi et norme d’internalité : l’apport des Techniques Opérationnelles de Présentation®. Communication au séminaire du laboratoire de psychologie sociale de l’Université de Provence, 26 février 1999.

Présentation : Les Techniques Opérationnelles de Présentation (TOP) sont un outil de développement personnel et professionnel basé sur les résultats de la recherche en sciences humaines et, principalement, en psychologie sociale. L’entraînement à la pratique de la norme d’internalité, dont l’effet massif est attesté par de très nombreux travaux, ainsi qu’à celle d’autres normes comme l’ancrage individuel ou l’autoréférence, constitue un élément nodal de cet outil. Lors de l’animation de nos sessions de formation, nous nous sommes fréquemment heurtés à un certain flou dans l’opérationnalisation du modèle : a) Il existe des exceptions : explication par un trait " négatif " d’un événement " négatif " ; certains ancrages au groupe, qui constituent des explications internes à l’effet déplorable ; certaines attributions " internes " à une tierce personne. b) Une confusion existe entre interne à la première personne et interne à la troisième personne. Nous pensons qu’il convient de ne pas généraliser ce qui est du domaine du test (troisième personne comme projection) à ce qui est du domaine de la pratique. Nous en proposons une redéfinition : 1) Il existe une norme sociale d’internalité qui est de l’ordre du rituel d’interaction entre pairs : les gens disent ce qu’il est bon de dire pour maintenir la relation. Cette norme fonctionne principalement à la troisième personne ; elle agit dans des groupes sociaux définis. Il serait intéressant d’en explorer les limites. 2) Il existe une technique de présentation de soi qui fait appel à l’expression du sentiment de contrôle du locuteur sur les renforcements qu’il reçoit comme sur les comportements qu’il émet. Elle relève d’un autre rituel qui aurait probablement plus lieu d’être lorsque l’interaction est asymétrique. A l’inverse du point précédent, cette technique pourrait être largement transculturelle (ceci reste à vérifier).

Rainaudi, C. & Braconnier, M.-J. (1996). Techniques opérationnelles de présentation : Un exemple d’ingénierie des sciences sociales. Quatrièmes journées d’études Cognito Ergo Sum.

Texte introductif : L’exemple du développement des TOP. montre qu’il est possible, à partir de savoir scientifiques et de l’expérience du terrain, de concevoir des outils nouveaux qui répondent à une demande. Nous présenterons rapidement, en les illustrant, quelques unes des théories sur lesquelles nous nous sommes appuyés dans cette conception : les théories de l’attribution, de l’erreur fondamentale, du controle, et de la norme d’internalité, en ce qui concerne la psychologie sociale ; les théories de la reproduction et l’analyse des codes socio-linguisitiques, en ce qui concerne la sociologie. Nous donnerons quelques exemples d’applications déjà realisées (préparation à des oraux de concours, formation de personnels d’accueil, entraînement à des entretiens d’embauche) ou envisagées, comme [’amélioration du climat social dans l’entreprise, qui a fait l’objet d’une communication lors de l’Université d’été 1996 de l’lnstitut International de l’Audit Social.

Claude Rainaudi et Marie-José Braconnier (1996). Une démarche novatrice pour optimiser le climat social : former les collaborateurs à gérer les attentes implicites de leur encadrement par la pratique des normes de jugement. Communication à l’Université d’été 1996 de l’Institut international de l’Audit Social. Organisation : Institut international de l’Audit Social, IAE d’Aix-en-Provence, ESSEC.

Résumé : La qualité des relations hiérarchiques conditionne le climat social. Afin de l’optimiser, les organisations forment leurs cadres et leur maîtrise au management d’équipe. On s’attend généralement à ce qu’un responsable soit plus performant dans la communication que ses subordonnés. Or, paradoxalement, ceux-ci ne reçoivent pas de formation à la relation avec leur encadrement. Si l’on considère que le comportement du cadre n’est pas le seul déterminant de la relation hiérarchique, sur quels champs de la connaissance scientifique peut-on s’appuyer pour déterminer les objectifs d’une telle formation ? Celui de la psychologie sociale nous fournit un point d’entrée intéressant : l’étude des normes de jugement, en particulier celle de la norme d’internalité, et la mise en évidence de leur rôle majeur dans l’appréciation d’autrui. La pratique de ces normes, qui structurent des attentes très fortes, bien que non exprimées, de l’encadrement, peut faire l’objet d’un entraînement efficace des subordonnés. Après avoir brièvement synthétisé les recherches effectuées dans ce domaine, je propose, à partir d’une modélisation systémique de la relation hiérarchique de travail, de montrer l’efficacité globale d’un tel entraînement sur l’amélioration du climat. Je m’appuierai, pour cela, sur certains autres domaines de la recherche en psychologie sociale (erreur fondamentale, biais évaluatifs... ), qui seront rapidement présentés.


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