libéralisme ou démocratie : accueil

[Plan du site maniprop.com]
Accueil du site > Actualités, analyses, réflexions, commentaires > Si tu aimes les Gitans, tu n’as qu’à les prendre chez (...)

Sarkozy, Gitans, Tsiganes, Roms...

Si tu aimes les Gitans, tu n’as qu’à les prendre chez toi...

Un article en deux parties sur l’actuel délire anti-tsigane

mardi 21 septembre 2010, par Claude Rainaudi

Ce texte se compose de deux articles, que j’ai choisi de regrouper :

- le premier, très bref, est surtout une réaction d’irritation à la rhétorique décomplexée qui vise à stigmatiser les Gitans ;

- le second se propose plutôt de réfléchir aux raisons qui ont pu pousser Sarkozy à organiser cette campagne, et un grand nombre d’élus "de gauche" à y prendre part, parfois de façon active.


PREMIÈRE PARTIE : La rhétorique anti-tsigane commence à me gonfler

Dans le tourbillon de délire anti-tsigane qu’amplifie la politique de Sarkozy, deux arguments semblent surnager, qui se veulent définitifs :

1- Si tu aimes les Gitans, tu n’as qu’a les prendre chez toi ;

2- Il ont des caravanes que je ne pourrai jamais me payer.

L’impact polémique de ces déclarations n’est fondé que sur leur répétition et sur l’absence de réponse cinglante a l’indigence de la pensée qui les inspire. Je me propose de leur faire le sort qu’elles méritent.

Si tu aimes les Gitans, tu n’as qu’à les prendre chez toi, et à tes frais...

Tout d’abord : Et pourquoi pas ?

Si j’avais un grand terrain, y recevoir quelques caravanes et leurs habitants me ferait sans doute plaisir. On a constaté que l’instinct territorial était plus fort chez les débiles légers que chez les gens intellectuellement développés et une élève de Piaget supposait que cela venait du fait qu’il s’agissait d’un instinct primitif, propre à s’estomper avec l’épanouissement de la pensée. Mais je n’ai pas de grand terrain, ce qui clôt la question pratique.

Venons-en a ce que suppose cette affirmation qui se voudrait rhétorique.

Elle dispose implicitement que s’il y a, en France, des gens que l’on n’aime pas, on peut les envoyer loger chez ceux qui les aiment (et aux frais d’iceux).

Je propose donc un échange équitable : les gens qui aiment les Tsiganes de passage leur font une petite place et... ceux qui aiment Sarkozy, ses députés, ses politiciens, ses conseillers en image, ses potes magouilleurs, son salaire auto-augmenté tout en prêchant l’austérité, ses virées de milliardaire et les bijoux de sa régulière assument a eux seuls le coût de tout ce luxe et ce tapage et nous en libèrent.

Ils prennent aussi les capitalistes et les spéculateurs. Rien qu’avec la Bettencourt, ça va leur faire bien plus de frais que tous les Gitans d’Espagne, de Bulgarie, de Russie et de Roumanie réunis. Je m’en gondole d’avance.

Et ils assument le renflouement par l’état des banques véreuses ou mal gérées, tant qu’à faire, et les cadeaux fiscaux aux grandes fortunes...

N’oublions pas près d’un milliard d’euros (pour 94 millions de vaccins inutiles contre une maladie qui n’existe pas) qu’il convient de rembourser aux impôts. On prend les Gitans, et vous prenez les gaspillages d’un gouvernement que vous aimez.

J’arrête là parce, quand ils auront le devis, ils vont venir pour me refiler leurs copains et me demander “mes Gitans” en échange. Pas question. Je les garde ;)

Ils ont de grandes caravanes que je ne pourrai jamais me payer.

Et ton appart, Ducon, tu crois qu’ils peuvent se le payer en vendant une caravane ?

***

Ayant postillonné un peu ma bile, j’en viens a des propos plus sérieux :

Je continuerai donc en évoquant deux hypothèses non contradictoires qui peuvent expliquer l’intérêt, pour la politique d’un Sarkozy en perdition, mais aussi pour le bien de la spéculation, de cette bouffée de racisme non censuré.

Et puisque Sarkozy n’est certainement pas le seul responsable de la situation, je me permettrai d’évoquer ce que l’amour de la démagogie peut inspirer aux “bônnes consciences de gôche” dès lors que les propos racistes et les politiques ségrégationnistes se trouvent libérés du douloureux carcan de l’autocensure. Précisément, lorsque ces propos visent les Roms et non une autre “minorité”.

SECONDE PARTIE : Qu’est ce qui motive la politique anti-tsigane actuelle ?

L’anti-tsiganisme est une forme de racisme très spécifique — comme l’est l’antisémitisme qui lui a été dramatiquement lié lors des génocides nazis — forme qui, comme l’antisémitisme encore, semble pouvoir générer des arguments “de gôche”. Il s’agit sans doute du dernier racisme politiquement correct. Il est donc d’un usage facile. Mais la facilité ne suffit pas, il faut aussi une utilité pour dépenser autant d’argent, de temps et d’énergie dans cette hystérie anti-tsigane.

La première utilité qui vient a l’esprit est celle du “bouc émissaire”. Sarkozy, pour résumer, a tout raté (sauf une partie de son action internationale... jusqu’à ces derniers jours). Il a tout raté et sa côte de popularité chatouille les abysses océaniques. Même sans adversaire crédible, il pourrait se faire virer aux prochaines élections. Je reviendrai sur ce point, et sur ce qui a pu motiver le choix des Gitans comme exutoire. Et sur les raisons possibles de la complicité (pas toujours passive) de beaucoup de politiciens “de gôche”.

Cette utilité de “bouc émissaire” est conjoncturelle, liée à l’échec d’une politique et à un début d’exaspération de l’opinion. Une seconde utilité, structurelle celle-là, me semble liée au choix de populations soit nomades, soit vivant en habitat non spéculatif : la forme de la crise économique qui commence et son lien avec la bulle crée par la spéculation immobilière.

Ces deux utilités ne sont sans doute pas les seules, mais elles me semblent essentielles et je les développerai ici.

Les Gitans, cible facile du racisme refoulé

Le racisme ordinaire est fortement refoulé dans notre pays. La moindre blague ambiguë sur les Noirs ou les Arabes peut provoquer des tsunamis médiatiques. Une brèche a été ouverte en ce qui concerne les Juifs : un pseudo-antisionisme qui sert de feuille de vigne à du nazisme à peine discret. Toutefois, l’expression ouverte de l’antisémitisme suscite encore — et heureusement, de mon point de vue — de claires réactions de rejet d’une grande partie de l’opinion.

Sarkozy est au plus bas dans l’opinion et il peut vouloir jouer la vieille carte du bouc émissaire pour tenter de ralentir sa chute. Comme il n’a pas d’adversaire crédible pour les prochaines présidentielles, rien ne lui interdit de penser pouvoir les gagner.

Dans ces conditions, vouloir stigmatiser l’immigration africaine ou les Juifs ferait sans doute assez plaisir à l’électorat traditionnel du Front national mais engendrerait aussi des réactions salutaires qui lui coûteraient fort cher. Options impossibles, donc. En revanche, peu organisés, peu défendus, dépourvus de lobbies influents, les Tsiganes constituent une cible bien plus facile. Une bonne raison de s’en prendre à eux plutôt qu’à une autre “minorité”.

Mais cette explication simple pourrait bien n’être que très partielle. Ce que Sarkozy a le plus besoin de masquer est l’échec total de sa politique répressive et la montée en puissance de la criminalité organisée dans les banlieues.

Faire oublier les scènes de guerre civile et l’échec total de la politique “sécuritaire” de Sarkozy

La “sécurité” a toujours été le principal argument électoral de Sarkozy et cet argument pourrait bien s’effondrer : son Carchaire commence à ressembler à un pipeau plein de trous qui fait “couac, couac, couac !” plutot que “pschhhhrrrrrrrrh !”.

Des informations concordantes provenant de sources habituellement crédibles font état d’usage d’armes de guerre à Grenoble, contre les forces de l’ordre (usage ponctuel d’AK47 "Kalachnikov" et présence observée de RPG7). Consigne aurait été donnée de ne pas répondre aux tirs et de ne pas neutraliser les porteurs de lance-roquettes. On tire sur les flics pour tuer et ils doivent garder leur arme à l’étui. Grandiose.

Le fait est que des groupes armés occupent certains quartiers, en France, et y échappent au droit. Les populations légitimes de ces quartiers ne peuvent que se taire ou subir une pression mafieuse qui les force à l’exil. Les gangs y sont protégés par des guetteurs et, si la police franchissait vraiment la “frontière”, ils pourraient engager les moyens militaires dont ils disposent. Sarkozy n’a tout simplement pas les couilles d’aller s’y frotter. Casser les campements de fortune de quelques centaines de Gitans sans armes ni organisation lui permet de se faire passer pour un héros antique à peu de frais.

Par ailleurs, une partie non négligeable de l’opinion, sur la base d’un vague sentiment antiraciste respectable, en est venue à défendre l’inacceptable : le grand banditisme, les trafics en tous genres (y compris de drogues mortelles et de chair humaine), l’obscurantisme religieux... pour peu que les criminels et les fascistes aient une origine exotique. Cette dérive d’une pensée progressiste vers le soutien à ce qu’il y a de plus rétrograde mériterait des études scientifiques. En les attendant, on peut constater par la simple observation que cette “immunité exotique” ne s’applique pas aux Roms. Les propos et les actes de nombreux élus dits “de gauche” en attestent. Du fait de cette "immunité" aussi, Sarkozy n’a pas les couilles de faire face aux pouvoirs mafieux dans certaines banlieues dites “sensibles”. Se laisser porter par le courant de merde est bien plus facile.

Population rejetée, victime, comme les Juifs, d’un racisme très spécifique, non organisée, non soutenue, et ne disposant pas de moyens militaires, le peuple Rom était un bouc émissaire facile. Par ailleurs, s’en prendre à lui permet de faire oublier l’échec total de la politique de Sarkozy face aux gangs.

Mais, encore une fois, l’énergie et les moyens déployés sont considérables et auraient été mieux investis un peu plus tard, un peu plus près de la prochaine élection présidentielle. N’y aurait-il pas quelque chose de plus gros à cacher ?

La crise arrive et les Tsiganes ont des solutions. Des solutions dangereuses pour le système.

Le peuple Rom saute de crise en crise depuis des millénaires. Il a survécu, maintenu assez souvent sa langue et continué d’enrichir sa culture dans un environnement régulièrement hostile : survivre aux crises, il connaît. Fréquemment confronté à la pauvreté, voire à la misère, il a appris à se débrouiller avec de faibles revenus.

Avec la crise qui approche (quand arrivera-t-elle, je n’en sais foutre rien, mais la pression monte), de plus en plus de gens pourraient apprendre des Tsiganes comment s’en sortir avec des revenus en chute libre. Plusieurs exemples historiques en attestent. Or, actuellement, le coût de l’hébergement dans l’habitat spéculatif constitue la principale dépense de la plupart des ménages. Il constitue aussi un important moyen de détournement du surproduit social vers les revenus du capital. Si cette “pompe” se désamorce, c’est tout le système qui flanche.

Le format de ce mot d’humeur ne permet pas un long développement alors, pour aller vite :

- la crise n’a pas encore commencé, on en a eu quelques signes avant-coureurs ;

- quand on nous dit que la consommation peut reprendre alors que les emplois sont détruits avec les revenus (et les dépenses) qui vont avec, on nous prend pour des cons ;

- plusieurs États peuvent se retrouver en cessation de paiement, à commencer par la Californie, qui représente 25% du PIB de la “zone dollar” (alors que la Grèce, c’est 2,5% de la “zone euro”) ;

- l’endettement des USA est tel que l’alternative à la faillite pourrait être l’abandon du dollar, qui ne vaudrait plus le papier pour l’imprimer, ce qui permettrait de “rembourser” les dettes des USA avec de la monnaie de singe ;

- en attendant, les USA voudraient bien plomber l’Euro, d’où l’opération “Grèce”, montée par le précédent gouvernement grec (pro-US) et une banque étasunienne. A suivre : Portugal, Irlande, Espagne (l’Espagne, ça serait beaucoup plus grave) et quelques autres ;

- l’immobilier est perché sur une bulle spéculative qui ressemble à un Zeppelin aérophagique. Le pourcentage des revenus affecté au logement est surréaliste. Les bulles, ça pète un jour ou l’autre. Et l’immobilier est largement acheté à crédit : lorsque la crise va toucher ce secteur, tout peut s’accélérer... saisies, ventes à perte, faillites de banques et d’assurances que l’État ne pourra pas éviter indéfiniment sans déclencher un processus d’inflation et de dévaluation considérable...

Le système ne devrait pas être sauvé, mais on le maintiendra aussi longtemps que possible sous acharnement thérapeutique. Le développement de l’habitat non spéculatif (habitat mobile, habitat modeste ou provisoire, autoconstruction...) constitue une menace mortelle pour la bulle immobilière. L’implosion de cette bulle pourrait entrainer une crise du système financier dans son ensemble. Prévenir ce développement peut donc être une priorité pour les pouvoirs en place.

A l’appui de cette supposition, je mentionnerai deux faits :

- d’autres pays, comme l’Irlande, dont les dirigeants ne connaissent pas le même désamour que Sarkozy et n’ont donc pas besoin de “bouc émissaire” à court terme, ont entamé une politique similaire ;

- la répression de l’usage d’un habitat non spéculatif n’est pas limitée aux installations des Roms et touche déjà d’autres cibles, comme les hébergements en yourte. On a aussi vu, récemment, des procès contre l’hébergement en tentes de randonnées (c’est vraiment le minimum vital) d’un certain nombre de sans-abri.

Je pense qu’on peut s’attendre à une généralisation de ce type d’actions du pouvoir, principalement dans deux directions :

- stigmatiser les usagers de l’habitat non spéculatif : “c’est des clochards, des drogués, des SDF, des Roumains... des Gitans !” afin de créer une crainte de cette stigmatisation (honte vis-à-vis de son image, peur de l’exclusion sociale) et limiter au maximum le choix volontaire de ce mode de vie. Commencer par les Roms en s’appuyant sur les préjugés à leur égard va dans cette direction ;

- mobiliser tous les moyens légaux (ou pas vraiment légaux, d’ailleurs) pour détruire, éventuellement par la violence, les habitats non spéculatifs existants. Ici, commencer par les Gitans permet de "faire passer la pilule" en s’appuyant sur des stéréotypes racistes.

Complicités

Sarkosalo, lepeuploratapo...” ça sonne bien mais malheureusement, en la circonstance, c’est très réducteur. Et “lepeuploratagestapo” ça fait tout de suite un peu exagéré...

De nombreux élus dits “de gauche” ont pratiqué et pratiquent la même politique vis-à-vis des Roms.

Pour ne citer que quelques rares exemples :

- l’hiver dernier, la maire Voynet a pris un arrêté de désinfection pour faire détruire les abris de fortune de plusieurs familles de Roms qui avaient eu le mauvais goût de les monter à proximité de l’emplacement du futur meeting des “écolos”, des femmes enceintes et des bébés ont passé une nuit glaciale à grelotter sous la pluie ;

- l’opération “inaugurale” de la Nouvelle Politique Antiromique à eu lieu à St Denis (maire communiste !), le "village du Hanul”, qui existait depuis des décennies et vivait en symbiose avec les habitats environnants a été victime d’une “descente” de police, suivie d’une arrivée de pelleteuses qui ont détruit en quelques heures les cabanes et les biens des habitants ;

- comme une fiente sur le gâteau, voici la déclaration du député PS de Lyon, Gérard Collomb, qui proteste parce que l’illégalité de forme des méthodes sarkoziques pourrait gêner “ses” expulsions. "Nous, par exemple, on a une procédure qui vise une expulsion sur un terrain d’environ une centaine de Roms, j’espère qu’on va (pouvoir) mener dans le cadre des procédures les choses jusqu’au bout", a-t-il dit (AFP).

Les raisons de cette complicité peuvent être nombreuses et variées :

- populisme démagogique visant à piquer des voix à Sarko et Le Pen ?

- convergence objective sur le détournement de l’attention loin des mafias des cités, contre lesquelles ils ne manifestent pas plus d’entrain que l’actuel gouvernement ?

- simple défoulement cathartique d’un racisme encore plus refoulé car ne faisant pas officiellement partie des “valeurs de gauche” ?

- ... ?

Je signale, par ailleurs, que la vertueuse indignation de la Commission européenne me paraîtrait plus sincère si tous les pays qui chassent le Tsigane étaient logés à la même enseigne. L’Allemagne, par exemple, en a livré des milliers à la mafia albanaise qui occupe le Kosovo et qui y pratique, sous la protection de l’Otan, l’épuration ethnique de toutes les minorités. Ces déportations mettent la vie et la liberté des expulsés en danger et, de mon point de vue, ça mériterait au moins la même indignation.

Pour résumer

Un Sarko en pleine déconfiture dans l’opinion semble en venir à la bonne vieille tactique du “bouc émissaire” pour gagner des points.

Mais... le tempo semble mal choisi car le soufflé retombera avant les échéances électorales (à moins qu’on ne nous prépare quelque coup de Jarnac).

Mais... des personnalités “de gauche” font exactement la même chose au même moment.

Mais... d’autres pays en font autant (ou pire) sans s’attirer les mêmes réactions.

Mais... cette explication un peu trop évidente pourrait en cacher d’autres, plus intéressantes :

- faire oublier l’échec total de la sécurisation des banlieues “sensibles” et l’abandon de leurs populations à des mafias. Mafias protégées à la fois par ce que j’ai appelé une “exception exotique” et par un armement qui surpasse celui de la police en puissance de feu ;

- commencer une campagne agressive de défense des profiteurs de la bulle immobilière en s’attaquant à l’habitat non spéculatif.

Opposer une véritable stratégie à cette offensive ne peut se limiter, si l’on cherche une quelconque efficacité, à l’expression de sentiments de solidarité et à l’agitation politique. D’autant qu’il existe un risque non négligeable de marquer un but contre son camp en radicalisant une opinion médiaguidée qui, tout au moins pour l’instant, a tendance à suivre Sarko sur le thème de la stigmatisation des Roms. Une vraie réflexion stratégique me semble urgente et nécessaire.

P.-S.

Un récent article de bakchich.info avance que la Halde avait reçu, dès le mois de mai, des consignes de silence en ce qui concerne les discriminations dont les Roms étaient victimes :

"Que le gouvernement ait décidé dès le mois de mai de museler la Haute autorité sur le sujet, voilà qui jette en tout cas un éclairage intéressant sur l’embrasement de cet été contre les Roms. Loin d’être un coup de chaud d’un président aux abois, il semble au contraire que l’idée d’un plan concernant les Roms ait vu le jour au lendemain des régionales. Le fait divers de la gendarmerie de Saint-Aignan servant juste de déclencheur médiatique."

http://www.bakchich.info/Roms-la-Halde-muselee-par-le,11911.html

Cet élément plaide, lui aussi, en faveur de l’hypothèse d’une stratégie établie de longue date et qui attendait un prétexte pour se déployer...

Répondre à cet article

117 Messages de forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | libéralisme-démocraties : Plan du site | Espace privé | SPIP