libéralisme ou démocratie : accueil

[Plan du site maniprop.com]
Accueil du site > Actualités, analyses, réflexions, commentaires > Barack Hussein Obama : quand la bulle médiatique se dégonflera

Élections US, Mc Cain, Obama, Joe Biden et les médias

Barack Hussein Obama : quand la bulle médiatique se dégonflera

L’Obamophilie, l’Obamania, les illusions des naïfs et les mensonges des fourbes

vendredi 7 novembre 2008, par Claude Rainaudi

Rêver qu’Obama va rembourser les dettes, suspendre les agressions militaires et faciliter les mises en synergies des économies est à peu près aussi réaliste que de penser qu’il va supprimer la « peine de mort » ou traduire George Bush en justice.

Voir en ligne : la brève de J.-L. Beauvois relative à l’élection de Barack H Obama

Cris de victoire, trémoussements de joie, tremblements de calicots...

« On a gagné.

— On ? Qui ça, on ? Le "PSG" ?

— La Gôôôche Môssieur !

— Ah ? Le capitalisme est renversé, une dictature est tombée ou, à tout le moins, le SMIC est revalorisé et on va taxer les revenus du capital ?

— Meûh non ! Vous regardez pas la télé ? C’est Obama qui a gagné.

— Et alors ?

— Il est noir, et il est démocrate. »

Mediatopheles dixit.

Amin Dada, aussi, était noir, et Clinton, "démocrate", a commis des crimes de guerre en Yougoslavie. Tout cela me fait donc une belle jambe.

Quitte à me faire traiter de réac, je pense que l’élection d’Obama est peut-être une moins mauvaise nouvelle pour les USA que ne l’aurait été celle de McCain. Je pense également que c’est une catastrophe pour la planète.

Je m’explique (pour me traiter de réac, vous pouvez sauter les explications.)

- L’image fortement négative que les USA avaient acquis avec G W Bush pourrait être (momentanément, si les illusions s’évaporent à temps) améliorée, ce qui facilitera la préparation diplomatique et médiatique des futures guerres des USA. Cela facilitera aussi l’impunité de leurs provocations militaires ;

- Le profil "kennédien" d’Obama, dont les médias dominants chantent les louanges, me rappelle, avec quelque inquiétude, la vraie politique de Kennedy : ses manœuvres d’agression, y compris nucléaire, contre l’URSS (missiles nucléaires en Turquie) et Cuba (Baie des Cochons, blocus maritime), qui ont fait tituber la planète au bord du cataclysme. Nous n’avons jamais été aussi près de l’anéantissement nucléaire.

Et puisque les uns me traiteront de réac, autant passer tout de suite pour un gauchiste aux yeux des autres (pour me traiter de gauchiste, pas besoin de lire la suite.)

- Les intérêts des USA sont objectivement opposés à ceux du monde. Hébergeant un peu plus de 4% de la population humaine, ce pays dépense 50% du budget militaire mondial et consomme le quart de l’énergie de la planète. Ces véritables assistés vivent à crédit (leur dette se monte à 30% du PIB mondial) sur la position forte du dollar, position obtenue par la plus grande escroquerie de tous les temps : les accords de Bretton-Woods, et leur rupture unilatérale. Ce pays veut continuer à vivre au-dessus de ses moyens en comptant sur nous pour subventionner les piscines, le viagra et les injections de botuline de ses happy few. Rêver qu’Obama va rembourser les dettes, suspendre les agressions militaires et faciliter les mises en synergies des économies est à peu près aussi réaliste que de penser qu’il va supprimer la « peine de mort » [1] ou traduire George Bush en justice ;

- La crise étant inévitable [2], les "républicains" ont pu volontairement laisser gagner Barrack Hussein [3] Obama (voir le choix de Sarah Palin, laquelle ferait passer Ségolène pour une intellectuelle) pour mieux accuser les "démocrates" de mauvaise gestion ;

- Ces deux facteurs combinés me font craindre le recours, par Obama, à l’exutoire usuel du conflit extérieur où il pourra, par ailleurs, prouver, à lui même et aux autres, qu’il peut être aussi nationaliste qu’un Blanc. Le personnage est d’autant plus dangereux que, à l’égal de Bush Junior, la guerre, il ne la connaît que par la télévision.

Voilà.

La situation me semble bien plus sombre que l’épiderme du successeur de Bush qui, au demeurant, n’est pas un Noir, malgré la légende, mais un métis.

Les défenseurs usuels, et sans doute parfois appointés, des USA vont sauter sur l’occasion pour nous parler de "démocratie" [4] et se permettre de donner des leçons, comme d’habitude. Personne ne nous dira qui a payé une campagne qui a coûté deux fois plus cher que celle de McCain ni, phénomène complémentaire, qui a refusé de financer McCain.

Les optimistes seront trop content de se vautrer dans l’Obamophilie, voire dans l’Obamania (85% de français soutiendraient Barrack H. Obama, qui s’en fout bien pas mal). Ils négligeront la présence de Zbigniew Brzezinski, apôtre de la Guerre des Civilisations, derrière le personnage, comme ils ont omis de fouiller le passé du futur vice-président, "Joe" Biden. Joseph Robinette Biden a poussé à la guerre en Yougoslavie et soutenu la Seconde Guerre du Golfe, en Irak.

Après "le" [5] 11 septembre, beaucoup ont voulu croire que les USA avaient compris leurs erreurs et revenaient dans la civilisation. J’ai été de ces naïfs, je n’en suis plus. À la suite de Georges W Bush, Barrack H. Obama sera le leader officiel d’une puissance qui a fait la preuve de son avidité, de sa cruauté et de sa corruption. Et quand bien même il serait une femme noire, vieille, handicapée et homosexuelle (je n’ai oublié personne ?), cela ne changerait pas sa fonction sociale.

Les USA se sont bâtis, depuis des décennies, sur une bulle financière. Ils tentent de se refaire une virginité médiatique sur une bulle de sympathie tout aussi artificielle. Ceux qui ont accordé des crédits à la première le payent et nous, qui n’avions rien demandé, le payons aussi. Ceux qui accordent du crédit à la seconde, en abdiquant leur capacité critique pour un peu d’espoir mal placé, en seront un jour pour de graves déceptions. En attendant, la bonne image médiatique du successeur de George Bush constituera un sérieux danger de guerre pour la planète.

Notes

[1] les USA étant le seul pays développé, avec le Japon, à pratiquer encore, ces sacrifices humains des temps modernes

[2] non, les enfants, la crise n’a pas encore commencé, attendez qu’on en vienne à General Motors, première entreprise industrielle US, second producteur mondial d’automobiles, qui, très probablement à court terme, soit fera faillite, soit sera nationalisée

[3] Eh oui, Barack Obama se prénomme Hussein. Étonnant, non, ce second prénom qui a disparu ?

[4] Démocratie aux USA, quelle blague ! il y avait plus de 200 candidats aux élections, mais seulement deux avec des chances d’être entendus

[5] On a vite oublié un autre 11 septembre, combien plus dramatique.

Répondre à cet article

359 Messages de forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | libéralisme-démocraties : Plan du site | Espace privé | SPIP