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Actualités, analyses, réflexions, commentaires

Dernier ajout – vendredi 5 septembre 2014.
actualités, débats, commentaires, prises de position

Dans cette rubrique, on traite, si possible de façon prospective, des problèmes que pose l’actualité politique, culturelle et sociale.

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  • Cerveau : les aliments anti-âge

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    23 mai, par webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) — médecine, capacité mentale, personne âgée, alimentation, sénior, oméga 3, vitamine, Maladie d'Alzheimer, aliment à faible valeur diététique, analyse des nutriments sanguins, régime alimentaire, Neurology, alimentation à base de poisson, santé mentale, Maret Traber, volume du cerveau, acide gras trans, biomarqueur de nutriments, déclin cognitif, volume cérébral
    D'après une étude néerlandaise, le volume du cerveau est plus important chez les personnes qui consomment plus de fruits, légumes, céréales complètes, noix, produits laitiers et poissons. Le maintien du volume cérébral au cours du vieillissement garantit de meilleures fonctions (...)
  • Hydrogen One, le mystérieux smartphone à écran holographique, se dévoile un peu

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    23 mai, par webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) — smartphone, Android, Red, Hydrogen One, écran 3D, écran holographique, hologramme, star wars, canon, Fuji, Leica, Nikon
    Red, fabricant de caméras professionnelles pour le cinéma, lancera cet été aux États-Unis un smartphone à écran 5,7 pouces à effet 3D, dont les performances d'affichage semblent très prometteuses.
  • Chang'e 4 : le satellite chinois part pour la Lune

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    23 mai, par webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) — Chang'e 4, exploration lunaire, point de Lagrange, agence spatiale chinoise
    La Chine poursuit son programme d'exploration robotique de la Lune. Ce matin, elle a lancé le satellite Queqiao qui relayera les communications du rover et de la plateforme d'atterrissage de la mission Chang'e 4 depuis la face cachée de la Lune. Ce satellite relais embarque des (...)
  • Migraine : un nouveau traitement proposé aux États-Unis

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    23 mai, par webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) — médecine, migraine, traitement, médicament, injection, stylo, insuline, maux de tête, Novartis, Amgen, FDA
    L'Agence américaine du médicament (FDA) a approuvé un médicament destiné à prévenir la migraine. Le traitement qui devrait être disponible d'ici une semaine aux États-Unis pourra être administré par le patient, chaque mois, à l'aide d'un stylo à (...)
  • Geysers d'Europe : repérés il y a vingt ans par Galileo mais découverts aujourd'hui...

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    23 mai, par webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) — europe, Système solaire, océan, banquise, Hubble, banquise d'Europe, exobiolologie, geyser, geyser sur Europe, Glace, océan d'Europe, Galileo, Europa Clipper, À la Une
    Les archives des données collectées par la sonde Galileo lors d'un de ses survols d'Europe, la plus grosse lune de Jupiter, contenaient un trésor caché. Analysées à l'aide de simulations numériques modernes, ces données confirment la présence de geysers il y a presque vingt ans, dans la (...)
  • Grève SNCF : le JDD et l'IFOP donnent le tempo de la démobilisation

    23 mai, par Pauline Perrenot — Réforme de la SNCF et mobilisations sociales (2018), , ,

    Dans un précédent article, nous observions les médias « théoriciens de l' essoufflement qui vient », et analysions le verdict démobilisateur porté sur les grèves. Un autre refrain se fait entendre : les grèves seraient « impopulaires » et « non soutenues » par les fameux « les Français ». À l'appui de telles affirmations ? Une myriade de sondages – l'IFOP en premier de cordée –… et leur lot de manipulations grossières, commandées et relayées chaque semaine par le Journal du Dimanche.

    Depuis fin mars, de nombreux médias s'attellent, le Journal du Dimanche en tête, à montrer semaine après semaine que la mobilisation est en baisse et que le soutien populaire aux grévistes de la SNCF, « minoritaire » au départ, s'effrite au fil des jours. Avec le renfort de l'IFOP, son principal partenaire, le JDD a commandé et relayé pas moins de cinq sondages sur le seul mois d'avril – auxquels s'ajoutent deux nouveaux crus depuis le début du mois de mai – qui ont tous donné le « la » de la couverture de la grève dans les médias dominants [1]. La publication des ces sondages par le journal dominical a suivi un tempo réglé comme une horloge :

    - 31 mars :

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    - 7 avril :

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    - 14 avril :

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    - 21 avril :

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    - 28 avril :

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    - 5 mai :

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    - 19 mai :

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    Si nous avons déjà commenté l'inanité des méthodes sondagières dans un précédent article et les méfaits des usages médiatiques de leurs résultats, il nous faut brièvement commenter les pratiques du journal dominical. Car l'application méthodique du JDD à systématiquement titrer selon le curseur et la variable qui seront les plus défavorables aux grévistes et/ou encourageants pour le gouvernement est pour le moins déconcertante. Plusieurs exemples :

    - Le « soutien » à la grève est un critère systématiquement minoré dans les analyses et mis en avant, trois fois sur quatre, uniquement en tant que reflet d'une tendance à la baisse (7 avril, 21 et 28 avril). Et ce quand bien même le JDD reconnaît, dans son article du 7 avril par exemple, que « [la baisse] n'est pas spectaculaire ». Il n'en fallait guère plus à l'hebdomadaire pour privilégier les tendances relatives aux valeurs absolues : en d'autres termes, affirmer en titre principal non seulement que le soutien « baisse » mais encore qu'il « reste minoritaire ». À ces deux affirmations dépréciatives, le JDD aurait pourtant pu substituer une tournure soulignant l'ampleur de ce soutien (en l'occurrence 44% pour le 7 avril). Et lorsque le journal titre exceptionnellement sur une hausse des soutiens (le 5 mai), il accole immédiatement deux autres variables au phénomène : le fait que le soutien « reste minoritaire » d'une part, et que « la réforme de la SNCF est jugée inéluctable » (sic), d'autre part.

    - Le JDD jongle dans un deuxième temps avec les deux critères relatifs à l'action gouvernementale (« pense-t-on » ou « souhaite-t-on » que le gouvernement aille au bout de la réforme) selon celui qui lui sera le plus favorable. C'est ainsi que le 31 mars, plutôt que de titrer sur la hausse des soutiens, le JDD choisit le chiffre écrasant de 72%, mettant ainsi en valeur ceux qui pensent que le gouvernement ira au bout, à défaut d'afficher le taux de ceux qui le souhaitent (51%). Méthode inverse deux semaines plus tard, où est cette fois mis en avant le pourcentage des Français qui le souhaitent – probablement parce que le chiffre est plus impressionnant (61%).

    - Dans son cru du 21 avril, le JDD s'illustre également par une utilisation toute particulière des connecteurs logiques. Où l'on peut lire dès le chapô : « Selon une étude Ifop pour le JDD, seuls 43% des Français soutiennent la grève des cheminots de la SNCF. A l'inverse, 78% des personnes interrogées estiment qu'Emmanuel Macron mènera sa réforme jusqu'au bout. » On ne peut qu'être surpris de l'utilisation d'un tel adverbe, qui semble établir un lien d'opposition entre deux propositions qui n'en ont pas nécessairement : on peut en effet tout à la fois soutenir la grève et estimer que le gouvernement ira jusqu'au bout de sa réforme. Mais force est de constater que le chiffre de 78 % appâte davantage que celui qui aurait ici convenu, soit 57 %...

    - Reste que le plus important, pour le JDD, est atteint : « Jamais la courbe n'a toutefois dépassé les 50%. Un fait plutôt rare dans l'historique des études de l'Ifop sur le jugement des Français envers les mouvements sociaux. Depuis 1996, les personnes interrogées par l'institut d'opinion sont plutôt favorables aux grèves successives. […] Seule exception : en octobre et novembre 2007, ils n'étaient qu'une minorité de Français (28% puis 37%) à soutenir ceux qui dénonçaient la réforme des régimes spéciaux mise en œuvre par François Fillon. » (21 avril). Un « fait plutôt rare » donc, mais un fait que le journal auto-dément quelques semaines plus tard, après avoir visiblement trouvé une deuxième exception : « ce niveau d'approbation, élevé sans avoir jamais été majoritaire, se compare aux oppositions à la réforme des retraites de 2008 (soutenue à l'époque à 43%) et à la réforme des régimes spéciaux de 2007 (38%) » (5 mai)… Des approximations qui en disent long sur la rigueur du JDD et sur la prétention de l'IFOP à livrer des « éclairages fiables et prédictifs ».

    « Le gouvernement semble en passe de remporter la bataille de l'opinion »

    Les jeux sont faits, rabâche l'hebdomadaire. Et non contente de se livrer à des manœuvres grossières pour commenter les sondages, la rédaction jongle, en guise d'analyse qualitative, avec un nombre restreint de formulations véhiculant systématiquement un sentiment de démobilisation sociale : « Pour les Français, Macron ne cédera pas », « L'opinion semble se figer dans une approbation majoritaire de la réforme de la SNCF », « le soutien à la grève s'érode depuis deux semaines », « "Avantage" au gouvernement ». Des propos redondants avec ceux du directeur général adjoint de l'IFOP, seul interlocuteur convoqué pour commenter ces chiffres dans les différents articles, à une exception près : dans l'article du 7 avril, la parole est également donnée à… Matignon ! Quelques extraits des propos de Frédéric Dabi donc, grand devin parmi les devins de l'IFOP :

    - « "C'est plutôt le gouvernement qui prend l'avantage, décrypte Frédéric Dabi. [...] Le mouvement social, avec ces deux premières journées, n'a pas vraiment réussi à faire bouger les lignes en sa faveur." » (7 avril)

    - « "Les cheminots n'ont pas vraiment convaincu sur leur critique du projet, poursuit Dabi. C'est la logique de transformation du gouvernement qui est majoritaire." » (7 avril)

    - « Les Français ont intériorisé le fait que le gouvernement ne lâcherait pas. » (28 avril)

    - « On peut expliquer par deux raisons [la baisse du soutien à la grève] : les désagréments liés à la grève et le fait que les Français n'ont pas compris le but, la finalité de ce mouvement. » (28 avril)

    - « "Les Français ne plébiscitent pas cette réforme mais ils l'ont acceptée", analyse Frédéric Dabi. » (28 avril)

    Et dans sa dernière édition en date (le 19 mai), le JDD peine à cacher son enthousiasme face à ce qu'il estime être une bataille gagnée par le gouvernement :

    Dans le bras de fer engagé avec les syndicats sur la réforme de la SNCF, le gouvernement semble en passe de remporter la bataille de l'opinion. C'est ce qu'indique la septième édition de notre « grévomètre » Ifop-JDD, qui marque l'évolution la plus spectaculaire depuis le début du mouvement social des cheminots. En effet, 58% des sondés considèrent que ce mouvement n'est « pas justifié ». C'est 2% de plus qu'il y a quinze jours. C'est aussi le même niveau qu'au début de la grève. En deux mois, les syndicats ne sont donc pas parvenus à convaincre les Français. Ceux qui considèrent qu'elle n'est « pas du tout justifiée » atteignent même les 31%, un record.

    Spectaculaire en effet. L'interprétation de ces chiffres, qui ne s'encombre pas d'une réflexion sur leur fiabilité même [2], est donc univoque : l'action gouvernementale convainc et va dans le bon sens. Une interprétation qui relève davantage d'un objectif éditorial pour le journal, tant ses extrapolations, s'appuyant une nouvelle fois sur les commentaires de Frédéric Dabi, ne laissent plus aucun doute sur le parti-pris :

    L'exécutif, qui misait sur une usure de l'opinion face à la grève, semble donc avoir fait le bon pari stratégique. « Dans d'autres conflits, le pourrissement avait mis une pression insupportable sur le gouvernement. Mais là, à la différence du mouvement contre le CPE en 2006, l'opinion soutient très majoritairement l'exécutif », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. « No chance » (« aucune chance »), avait répondu Emmanuel Macron à la chaîne américaine Fox News, qui l'interrogeait sur l'hypothèse d'un recul sur cette réforme. Les Français l'ont parfaitement intériorisé : ils sont 81 % à penser que le gouvernement ira jusqu'au bout, soit 9 % de plus qu'au démarrage de la grève.

    Le matraquage anti-grève auquel on assiste depuis le début du mouvement, en particulier dans le JDD, n'a évidemment aucun poids dans cette intériorisation alléguée. Et le journal de conclure avec un message de son cru adressé aux grévistes :

    Malgré un durcissement des modes d'action des cheminots, qui ont multiplié les opérations coup de poing ces derniers jours, « le mouvement social n'a jamais ébranlé la conviction des Français », estime Dabi. Il devrait d'autant moins y parvenir que la dernière séquence de la grève perlée, jeudi et vendredi, a montré une nette baisse de la mobilisation et que les syndicats viennent de perdre la bataille juridique sur le paiement des jours de congé.

    Fermez le ban.

    Quand les sondeurs se grattent le nez, les médias éternuent

    Évidemment, chaque salve sondagière est l'occasion pour les grands médias d'en décupler l'écho. Le dernier sondage IFOP pour le JDD a largement été repris depuis le 19 :

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    Autre exemple : le cru du 28 avril est relayé dans les deux jours qui suivent par La Dépêche, Les Échos, France Info, Le Figaro, L'Obs, LCI, BFM-TV, 20 Minutes, le Huffington Post, Atlantico, etc. [3] Autant de médias qui nous auront appris que « le soutien des Français à la grève continue de fléchir ».

    Et l'histoire de se répéter, chaque semaine.

    Certains médias vont même jusqu'à prendre quelques libertés avec les représentations graphiques de leurs résultats. Ainsi de BFM-TV, qui invitait le 25 avril dernier le président de l'institut de sondage Elabe, Bernard Sananès, à venir commenter les résultats d'un sondage maison que lui avait justement commandé BFM-TV [4]. Sur le plateau, Emmanuelle Ducros, journaliste à L'Opinion, prépare tout d'abord le terrain de l'enlisement (et ce au mépris des manifestations, assemblées générales et mobilisations qui ont cours depuis deux mois) :

    On a quand même l'impression que tout ça s'éternise, s'étire, tourne un peu à vide parce que pendant ce temps-là, il ne se passe quand même rien. Je vous rappelle qu'au-delà des discussions qu'il doit y avoir au ministère des Transports, il doit y avoir des discussions à l'intérieur de l'entreprise SNCF ; elles sont au point mort. Et il doit y avoir des discussions pour la branche ferroviaire qui n'ont pas avancé depuis des semaines. Donc en fait, on est là dans un dossier au point mort.

    On l'aura compris, rien ne se passe. En revanche, une chose est sûre, l'opinion fait non de la tête :

    - Ruth Elkrief : L'opinion publique, et la manière dont elle regarde ce conflit, j'imagine, compte beaucoup, et est regardée par les équipes gouvernementales ?

    - Bernard Sananès : Oui évidemment et par toutes les parties, c'est pas l'opinion qui décide de l'issue de la grève, mais dans un conflit comme celui-là, ça a vraiment une importance. Et ce qui est étonnant, c'est que traditionnellement, quand un conflit s'enlise, on en impute souvent la responsabilité au gouvernement. Et là, pour l'instant, ce n'est pas le cas parce que la dynamique de la contestation, elle s'essouffle, elle a perdu sept points en trois semaines depuis le début de la grève. Alors que vous vous en souvenez, au moment où la grève a commencé, la courbe de l'opposition et du soutien se croisaient et on avait l'impression que la dynamique était plutôt du côté des syndicats.

    Une impression qui n'a visiblement pas été jusqu'aux oreilles médiatiques, à en croire le traitement infligé aux mobilisations depuis le mois de mars. Et le sondeur d'illustrer son propos brouillon à l'aide d'un graphique qui l'est tout autant :

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    À défaut de rigueur, nous aurons au moins appris grâce à Elabe et BFM-TV que 48% représente plus de la moitié d'un camembert.

    Visiblement, le rapport contrit aux proportions (et aux mobilisations sociales en général) est partagé par un certain nombre de rédactions des grands médias. Le 22 mai, dans « L'heure des pros » sur CNews, Laurence Ferrari affirmait que « les Français ne soutiennent pas vraiment le mouvement [des fonctionnaires] », illustration et sondage à l'appui ! [5] Voyons plutôt :

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    Depuis le début du mouvement social, la plupart des médias prédisent ou annoncent « l'essoufflement » des grévistes, « l'essoufflement » des soutiens aux grévistes, bref, l'essoufflement du mouvement social tout court. Un leitmotiv qui repose, entre autres trouvailles, sur un ressort de poids : la commande et la publication de sondages par le JDD, un journal à la périodicité stratégique. Car depuis la fin mars, aucune semaine n'aura été épargnée par les balourdises de l'IFOP, reprises à l'envi par de nombreux grands médias, n'ayant de cesse de titrer sur l'affaiblissement des soutiens. C'est en se parant de cette pseudo rigueur scientifique et en tirant profit du suivisme médiatique que l'IFOP, le JDD et compères mènent de front la « bataille de l'opinion » dont ils prétendent rendre compte. Réduite à une courbe et à quelques chiffres, l'information ainsi triturée, maltraitée et déformée méprise la mobilisation et les grévistes luttant depuis deux mois. Mais le passé a déjà montré que la réalité des luttes sociales ne se plie pas toujours aux fantasmagories des sondeurs et autres commentateurs professionnels…

    Pauline Perrenot


    [1] L'IFOP a également répandu sa manne grâce à CNews et Sud Radio qui, parallèlement au JDD, ont commandé à l'institut trois sondages quasiment identiques au cours du mois d'avril.

    [2] Relire notre article précédemment cité, où nous écrivions : « Ces sondages sont tous issus de questionnaires en ligne qui, comme le rappelle Alain Garrigou, présentent de nombreux biais qui les rendent non représentatifs (part importante des non-répondants, stratégies commerciales de rémunération, échantillons de « volontaires », possibilités accrues de truquer en répondant plusieurs fois, etc.) » .

    [3] Nous ne prétendons pas à une observation exhaustive à propos de ces deux exemples.

    [4] Nous remercions un observateur de nous l'avoir signalé.

    [5] Ajout le 23 mai à 11h suite à un signalement sur Twitter.

  • « C'est mon boulot », un événement patronal organisé par France Info en toute indépendance

    22 mai, par Sarah Bourdaire — En direct de Radio France, , ,

    Le 10 avril était organisé à la Maison de la Radio un « événement exceptionnel » intitulé « C'est mon boulot, les nouvelles clés pour réussir ». Annoncée à destination des salariés, cette soirée prétendait les aider à trouver leur place au sein du « monde du travail » et à s'adapter à ses « mutations ». Des expressions remâchées qui montrent l'événement pour ce qu'il est : un relais de communication pour les entreprises, véhiculant en réalité une vision partielle et partiale du travail, présenté du seul point de vue des dirigeants et faisant la part belle aux slogans du management et de l'entrepreneuriat. Associée à l'événement, France Info poursuit ainsi le traitement qu'elle réserve à l'économie sur ses ondes [1], mais de manière plus décomplexée encore, offrant des tribunes aux grands patrons et à une membre du gouvernement. En deux mots : mépris du pluralisme et de l'indépendance éditoriale.

    Les dirigeants au chevet des salariés

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    La présentation de la soirée, animée par deux journalistes de France Info, Philippe Duport et Olivier de Lagarde, donne le ton : « Comment appréhender les changements d'un monde du travail en pleine mutation ? En tant que salariés, de quelles compétences aurons-nous besoin ? Quelles sont les clés pour réussir aujourd'hui ? Cet événement, à hauteur d'homme, a pour ambition d'accompagner le public de 25 à 55 ans, dans les grandes mutations du monde du travail, dans tous les secteurs. Conseils concrets et utiles, nouvelles compétences, retours d'expériences, parcours professionnels… »

    Aura-t-on alors l'occasion d'entendre les « retours d'expérience » de salariés ou de syndicalistes analysant leur vie au travail et les conditions dans lesquelles ils l'exercent ? Des médecins ou des sociologues du travail qui feraient part de leur expérience « à hauteur d'homme » des effets sociaux et sanitaires des méthodes actuelles de management ? Des « conseils concrets et utiles » de demandeurs d'emploi, de travailleurs précaires ou en reconversion ? Des descriptions de « parcours professionnels » similaires à ceux du public convié à cette soirée, soit, des travailleurs ?

    Rien de tout cela. Car pour France Info, les seules personnes visiblement habilitées à conseiller les simples salariés sont celles qui ont atteint la « réussite ». Soit le haut de l'échelle dans la hiérarchie de l'entreprise, c'est-à-dire... ses dirigeants : « Venez rencontrer des DRH, entrepreneurs, PDG et salariés de grandes entreprises et d'acteurs du secteur comme Pôle Emploi, La Poste, Orange, BlaBlaCar… pour mieux comprendre les évolutions du marché du travail ! »

    Si les « salariés » [2] sont mentionnés dans la présentation de l'événement, aucun ne figure comme intervenant dans la programmation. Un rôle réservé aux « DRH, entrepreneurs, PDG » qui représentent la quasi totalité des orateurs : sur treize invités, on compte en effet onze représentants de direction d'entreprises – et de grandes entreprises : aucun représentant de PME ou de TPE n'a été invité, non plus qu'aucun travailleur indépendant, par exemple. Parmi les trois invités restants figurent une élue de la région Île-de-France, membre de l'UDI et présentée comme une spécialiste du « dialogue social », ainsi que l'« adjoint au pôle études de l'APEC », l'Association Pour l'Emploi des Cadres, et... la ministre du travail, Muriel Pénicaud !

    Soit, dans le détail :

    - Muriel Pénicaud, ministre du Travail
    - Stéphane Richard, PDG d'Orange
    - Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France
    - Yves Arnaudo, DRH de la branche service-courrier-colis du Groupe La Poste
    - Gaël Bouron, adjoint au pôle études de l'APEC (Association Pour l'Emploi des Cadres)
    - Frédéric Mazzella, président fondateur de BlaBlaCar
    - Sylvie Casenave-Péré, PDG de Posson Packaging
    - Robin Rivaton, directeur général de Paris Régions Entreprises
    - Béatrice de Lavalette, vice-présidente de la région Île-de-France en charge du dialogue social et adjointe au maire de Suresnes, en charge des ressources humaines et du dialogue social
    - Jean-François Auclair, DRH du groupe O2
    - Olivier Pelvoizin, directeur régional adjoint en charge des opérations chez Pôle emploi Pays de Loire
    - Benjamin Grange, chief operating officer Dentsu aegis network
    - Christian Boghos, directeur général communication, marketing stratégique et influence chez ManpowerGroup France

    Une belle brochette qui laisse entrevoir la teneur des « conseils » qui seront prodigués aux salariés…

    Muriel Pénicaud leur fera-t-elle par exemple profiter de son « retour d'expérience » chez Danone, qui l'a vue « réaliser en 2013 une plus-value de 1,13 million d'euros sur ses stock-options en tant que dirigeante [de l'entreprise], profitant de la flambée en Bourse qui a suivi l'annonce de 900 suppressions d'emplois du groupe en Europe » ? [3] Stéphane Richard va-t-il revenir sur le détail de son « parcours professionnel » qui l'a conduit, en décembre 2017, à être renvoyé en correctionnelle dans « l'affaire Tapie » « pour "complicité de détournement de fonds publics" et pour "escroquerie" » selon Mediapart ? Ou peut-être préférera-t-il prodiguer aux salariés quelques « conseils concrets et utiles » pour devenir multimillionnaire et « écope[r] d'un redressement fiscal d'un montant de 660.000 euros », comme ce fut son cas dans les années 2000 d'après Challenges ? Le président de Manpower leur fera-t-il un exposé des « compétences » ingénieuses mises en pratique par sa boîte pour « [spolier] les intérimaires et du même coup, les organismes sociaux », comme le relate L'Humanité ?

    La liste pourrait être longue, et les chances de voir aboutir le programme que nous imaginons… plutôt maigres ! En revanche, et en choisissant de tels intervenants présentés comme des modèles de réussite, France Info signe son allégeance au monde merveilleux du capitalisme, aux puissants qui l'organisent et à une vision particulièrement étroite, aussi médiatiquement consensuelle soit-elle, de la « réussite sociale » : monter dans les échelons des entreprises et, lorsqu'on est au sommet, les faire fructifier coûte que coûte et au détriment… des salariés. Une vision qui ruisselle sur la définition du travail lui-même, telle que l'esquisse la chaine de service public : le vocabulaire managérial – des « clés » (pour réussir) aux « acteurs du monde du travail » – utilisé dans son descriptif révèle une vision centrée sur l'individu d'une part, dans le but de servir l'entreprise et ses dirigeants d'autre part. Et ce au mépris des autres composantes qui font le monde du travail, comme l'action collective par exemple : à aucun moment il n'est ici question des syndicats ni de quelque autre instance collective existant dans les lieux de travail. Pas plus que ne sont prévues des tables rondes sur les conditions de travail et les droits des salariés, alors même que la soirée s'ouvre sur une allocution de la ministre du travail, invitée à venir faire la promotion de sa propre réforme sous l'intitulé : « Vous et la réforme du Travail »…

    Le travail ? Une affaire de dirigeants

    L'analyse de la programmation détaillée nous en dit encore davantage sur l'adhésion de France Info à cet imaginaire managérial. Tant est si bien qu'à l'arrivée, les interventions proposées semblent moins s'adresser aux salariés – ou pour les éclairer sur la sauce à laquelle ils seront mangés ! – qu'aux patrons et managers eux-mêmes.

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    Sur les six discussions, interviews ou conférences qui constituent le programme de la soirée, cinq s'adressent clairement aux dirigeants. Et si certaines affichent des thématiques qui pourraient nourrir une réflexion sur le travail, les interlocuteurs choisis définissent clairement le périmètre de ce qui sera dit.

    Outre certaines interventions dont on ne saurait voir l'intérêt pour les salariés (« Comment je transforme mon entreprise ? », « quelles compétences pour grandir ? »), les angles choisis épousent systématiquement le point de vue des dirigeants d'entreprise. Ainsi de la première table ronde, qui revendique partir du « terrain » (« Vu du terrain : demain c'est déjà aujourd'hui »), mais d'un terrain qu'on devine rapidement d'altitude puisque les trois témoignages recueillis sont ceux d'un président d'entreprise, d'un DRH et du représentant d'une association de cadres.

    De la même façon, quand la question du travail robotisé se pose (« Comment travailler avec les robots ? »), la parole est donnée au PDG d'une entreprise fabriquant des emballages et au directeur d'une agence de développement économique régionale. Un sujet sur lequel on aurait pourtant pu entendre le point de vue de salariés confrontés à la robotisation de leur travail –, comme celui des manutentionnaires de l'entreprise Lidl, à propos desquels un reportage de Cash Investigation (France 2) montrait les effets néfastes de l'utilisation des « commandes vocales » sur leurs conditions de travail et sur la qualité de leur vie sociale, familiale, psychique et physique. Voilà qui aurait pu apporter des éléments de réponse pertinents à la question « Comment travailler avec les robots ? »...

    La troisième table ronde poursuit la mascarade : posant de façon un brin naïve – ou cynique... – la question « Et l'humain dans tout ça ? », France Info donne alors la parole, non aux « humains » qui travaillent, mais… à ceux qui les dirigent ! C'est ainsi une DRH et une responsable publique chargée du « dialogue social » qui interviendront. Et si le « dialogue social » fait généralement intervenir plusieurs parties – dont les organisations syndicales – c'est à un monologue politicien qu'auront droit les spectateurs, l'élue UDI d'Île-de-France étant la seule « partie » représentée...

    La quatrième et dernière partie est consacrée au « Baromètre des compétences 2018 », un outil commandé par France Info en partenariat avec deux grandes entreprises (ManPower et Dentsu Aengis Network) ayant pour fonction d'évaluer les compétences les plus demandées dans le monde du travail. Un angle qui manifeste clairement la manière dont sont vus et représentés les travailleurs : de simples « ressources » à la disposition des entreprises, réduits et contraints à acquérir les compétences demandées pour servir leurs dirigeants.

    Service public, intérêts privés, pouvoir politique : la confusion des genres

    Outre le défaut de pluralisme évident de cet événement, on peut se demander si la propagande d'une telle vision du travail entre bien dans la mission d'information de France Info. En d'autres termes, est-il acceptable qu'une chaîne de service public soit à l'initiative d'un événement qui, non content de se faire le porte-voix d'une vision étriquée du travail, déroule qui plus est le tapis rouge à des PDG de grandes entreprises, offre une tribune libre à la ministre du Travail, et ce au sein, cerise sur le gâteau, d'un établissement public (l'événement se déroulait à la Maison de la Radio) ?

    Prétendant donner une image « dynamique » de Radio France, ces « opérations de diversification » entretiennent en réalité des réseaux de copinage dans les milieux dirigeants à la fois économiques et politiques qui participent d'une fâcheuse confusion des genres. Qui plus est, ce genre d'initiative qui flirte avec les métiers de la communication, de l'évènementiel et des relations publiques dévoie la mission d'information qui incombe à un média de service public. Des opérations que la nouvelle présidente de Radio France, Sibyle Veil, en poste depuis quelques semaines, appelait de ses vœux dans son projet stratégique :

    Je développerai les ressources propres de manière dynamique, avec des activités qui ont du sens au regard du cœur de métier de Radio France. Il est important que les activités issues de la billetterie des concerts, des éditions ou des opérations de diversification, contribuent positivement à l'image de l'entreprise par une stratégie innovante et créative, en liaison étroite avec les antennes et dans l'intérêt du public. […] Dans cette perspective, je ferai du label « Studio Radio France » un véritable projet d'entreprise permettant de répondre aux tensions qui existent aujourd'hui sur l'allocation des espaces entre les besoins de la production interne et la place croissante des activités de diversification. Ce projet mobilisateur et fédérateur pourra apporter des ressources nouvelles, mais aussi des bénéfices mutuels pour l'ensemble de Radio France : réseau, prestige, effet d'image positive, développement d'un futur public.

    Une confusion du service public et des intérêts privés que l'évènement « C'est mon boulot » illustre à merveille, puisqu'en plus de véhiculer le vocabulaire et les valeurs des entrepreneurs ou grands dirigeants, France Info n'hésite pas à se faire le « partenaire », voire le canal de communication d'intérêts privés.

    On ne saurait dire si les chefferies de Radio France initient ces évènement par excès de zèle ou si elles sont animées par leurs convictions intimes, mais dernièrement, la radio n'a pas lésiné dans l'organisation de telles activités. Ainsi la Maison de la radio a-t-elle abrité, le 17 avril, un événement intitulé « La journée de la femme digitale », dédié à « l'innovation au féminin », accueillant des invités tels que « Microsoft, Orange, Cap Gemini, La Frenchtech, La Française des Jeux, La Redoute, des start-up et bien d'autres acteurs », ainsi que, en guise de « marraine » officielle ... la PDG de la Française des Jeux. Des personnalités politiques actuellement en poste étaient là encore accueillies à titre d'« invités d'honneurs » [4] : ainsi de la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, et du secrétaire d'État au numérique Mounir Majhoubi. Mais que l'on se rassure : leur présence visait certainement à garantir l'indépendance de la radio publique vis-à-vis des puissances privées !

    Nous citerons, en guise de dernier exemple, le cas de l'événement « Trophées sport et management », visant, comme le précise son « partenaire » France Info, à « encourager et valoriser les initiatives managériales originales développées dans les structures sportives ou à partir du sport dans les entreprises, les grandes écoles et universités et les territoires ». Si France Info peut à la rigueur couvrir l'événement dans ses éditions sportives ou économiques, on a du mal à comprendre la logique poussant la radio de service public à s'exhiber comme « partenaire » d'un événement organisé par un cabinet de conseil (TPS Conseil), aux côtés d'autres porte-voix de choix tels que le Medef, Vivendi, HEC ou l'Association nationale des DRH… Une des logiques est peut-être à trouver dans le descriptif de l'événement lui-même : à sa lecture, nous apprenons en effet que parmi les récompenses attribuées aux lauréats des trophées figure « l'exposition auprès des médias au travers du plan de communication accompagnant le palmarès »...

    ***

    Alors que des grèves et des manifestations éclatent dans de nombreux secteurs d'activité [5], donnant à entendre des salariés qui témoignent de conditions de travail de plus en plus dégradées, et alors que deux réformes successives du travail ont généré des mouvements sociaux d'ampleur, France Info cède bien volontiers son micro aux patrons de grandes entreprises et aux représentants du gouvernement, affirmant une ligne économique axée sur les bienfaits des réformes et de l'entreprise. Une ligne éditoriale que la chaine dicte au travers des « événements » qu'elle organise, ou dont elle est partenaire, comme au travers de ses émissions « éco », au mépris de tout pluralisme et de toute indépendance. Car comme nous l'avions montré par l'analyse de trois émissions de l'antenne [6], l'économie est traitée du point de vue des patrons et des représentants du monde de la finance, qui constituent l'écrasante majorité des invités. L'événement « C'est mon boulot » ne déroge pas à la règle : traiter du travail uniquement du point de vue des chefferies des grandes entreprises revient à conforter une vision patronale de l'économie, faisant des travailleurs de simples variables d'ajustement, et une vision patronale du travail, propre à ceux qui en profitent, et certainement pas à ceux qui le font.

    Sarah Bourdaire


    [1] Voir les articles que nous avons consacré à trois émissions économiques de France Info : « L'interview éco », « L'éco » et « C'est mon argent », relevant davantage de la communication patronale que du service public.

    [2] On utilisera ici le terme de « salarié » en le restreignant à ceux qui n'occupent pas de postes de direction, à l'instar de l'usage qu'en fait France Info, et ce bien que certaines fonctions dirigeantes soient elles aussi, techniquement, soumises au régime salarial.

    [3] Voir l'article publié par L'Humanité peu de temps après la nomination de Muriel Pénicaud au ministère du Travail.

    [4] C'est bien ce statut, comme le fait de leur confier une tribune libre, qui est problématique du point de vue de l'indépendance journalistique et du service public.

    [5] À ce jour, sur les cinq derniers mois : dans la santé, les transports ferroviaires, aériens et urbains, l'énergie, la Poste, la restauration rapide, la grande distribution, le milieu carcéral, l'éducation et plus largement la fonction publique.

    [6] Voir note 1.

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